UFR de Physique

Propositions de stages en laboratoire -- M2

Les offres sont actualisées en mai. Par exemple, les offres de stages pour l'année universitaire 2015-2016 seront mises en place en mai 2015, les offres de stages pour l'année universitaire 2016-2017 seront mises en place pour en mai 2016, etc.

Caractérisation de HAP et dérivés par spectroscopie microonde, infrarouge et calculs quantiques.

  • Option Lumière-Matière, Générique du parcours Lumière-Matière
  • Laboratoire: Laboratoire de Physique des Lasers, Atomes et Molécules (PhLAM)
  • Responsable du stage: GOUBET Manuel (manuel.goubet@univ-lille1.fr, 03.20.43.49.05)
  • Co-responsable(s): Olivier PIRALI, Pascal DREAN, Thérèse HUET
  • Mots clés: Physico-chimie moléculaire, spectroscopie, HAP, base de données astrophysiques
  • Fiche complète en PDF : Fiche complète en PDF

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des molécules capitales en planétologie et en astrophysique : les HAP et leurs dérivés (analogues azotés, radicaux, ions, …) sont fortement suspectés d'être à l'origine de signaux non-identifiées observées dans le milieu interstellaire. L'identification des signaux spectraux enregistrés lors de campagnes d'observation est basée sur la connaissance précise de la signature des molécules candidates enregistrée préalablement en laboratoire. Par exemple, cette méthode a déjà permis la détection de plus de 150 espèces dans le milieu interstellaire. Cependant, la majorité de ces molécules sont de petite taille (typiquement moins de 10 atomes) principalement à cause d'un manque de données de laboratoire à haute résolution sur des systèmes plus larges empêchant leur indubitable identification. Dans le cas des HAP et leurs dérivés (seulement cinq études haute résolution depuis 2003 à notre connaissance), leur détection dans le milieu interstellaire par radio-astronomie s'avère infructueuse jusqu'à présent. Le projet de stage se focalise sur le développement et l'utilisation d'un dispositif de production d'espèces instables tels que des radicaux, des HAP déhydrogénés ou protonés et des diamantoïdes cationiques, également suspectés d'être présent dans le milieu interstellaire. Ces espèces seront principalement observées grâce un spectromètre à impulsions microondes (spectroscopie de rotation pure) couplé à un injecteur alliant vaporisation et décharge haute tension. A notre connaissance, seulement 4 dispositifs équivalents existent à ce jour et aucune de ces équipes ne s’est intéressée à des HAP, leurs dérivés et aggrégats. Une phase de tests sera d'abord réalisée sur des radicaux et ions de chaines carbonées dont certains ont déjà été étudiés. Puis, les deux espèces cibles prioritaires seront le naphthalène protoné et le cation de l’adamantane (le plus petit diamantoïde). A terme, ce dispositif pourra être utilisé pour caractériser les processus de réaction et/ou d’aggrégation des radicaux de HAP.