UFR de Physique

Propositions de stages en laboratoire -- M2

Les offres sont actualisées en mai. Par exemple, les offres de stages pour l'année universitaire 2015-2016 seront mises en place en mai 2015, les offres de stages pour l'année universitaire 2016-2017 seront mises en place pour en mai 2016, etc.

Physique atmosphérique et océaniques

  • Option Lumière-Matière, Générique du parcours Lumière-Matière
  • Laboratoire: Laboratoire d'Océanologie et de Géosciences (LOG)
  • Responsable du stage: JAMET Cédric (cedric.jamet@univ-littoral.fr, 03.21.99.64.22)
  • Mots clés: couleur de l'océan; lidar, optique marine; validation
  • Fiche complète en PDF : Fiche complète en PDF

L'étude de la couleur de l'océan est historiquement effectuée à l'aide de capteurs satellites passifs (de CZCS en 1978 à Sentinel-3 en 2017, en passant par SeaWiFS, MODIS-AQUA et MERIS). Ces mesures ont véritablement changé notre vision de la distribution spatio-temporelle de la biomasse marine et des stocks de carbone dans les couches supérieures de l'océan. Cependant, ces observations satellites ne peuvent pas être effectuées de nuit, en présence de nuages semi-transparents ou fractionnés et dans la colonne d'eau. Il existe d'autres techniques de télédétection qui permettent de faire ce type de mesures, parmi lesquelles un capteur actif de type lidar. Au niveau d’une plateforme satellitaire, quelques études ont montré récemment qu'il était possible d'utiliser les données du lidar CALIOP (embarqué sur CALIPSO depuis 2006) pour étudier la distribution du carbone océanique.

Il est nécessaire d'évaluer les algorithmes existants développés pour CALIOP (Behrenfeld et al., 2013; Lu et al., 2014), développés pour déterminer quelques propriétés bio-optiques des eaux de mer à partir des données CALIOP. Cependant, seul l'algorithme de Behrenfeld et al. (2013) a été évalué à partir d'un très faible nombre de mesures in-situ. Pour évaluer la performance de ces algorithmes et ainsi, les valider, l'étudiant appliquera ces deux algorithmes aux données CALIOP pour lesquelles un nombre plus important de mesures in-situ du coefficient de rétro-diffusion particulaire et de coefficient d'atténuation diffuse de la colonne d’eau ont été effectuées.

Il/elle utilisera, dans un premier temps, la base de données du Laboratoire d’Océanologie et Géosciences, qui regroupe 700 mesures in-situ des propriétés bio-optiques de la colonne d’eau depuis 2006. Il convient de souligner que la base de données CALIOP issue de l'algorithme de Behrenfeld et al. (2013) est d’ores et déjà disponible au LOG. Un premier exercice de co-localisation, à partir de la base de données du LOG, sera effectué pour déterminer le nombre de match-ups disponibles (i.e., coïncidence entre mesures in-situ et mesures satellites). Ensuite le nombre de co-localisation sera optimisé en comparant les produits CALIOP « océan » avec les produits dérivés des capteurs satellitaires MODIS-AQUA, VIIRS et OLCI/S3 en utilisant un algorithme bio-optique développé au LOG.