UFR de Physique

Propositions de stages en laboratoire -- M2

Les offres sont actualisées en mai. Par exemple, les offres de stages pour l'année universitaire 2015-2016 seront mises en place en mai 2015, les offres de stages pour l'année universitaire 2016-2017 seront mises en place pour en mai 2016, etc.

La mesure de la qualité de l’air par satellite est elle réalisable ?

  • Option International « Atmospheric Environnement » du parcours Lumière-Matière
  • Laboratoire: Laboratoire d'Optique Atmosphérique (LOA )
  • Responsable du stage: CRUMEYROLLE Suzanne (suzanne.crumeyrolle@univ-lille1.fr, 03.20.43.44.72)
  • Co-responsable(s): Philippe Goloub, Isabelle Chiapello
  • Mots clés: Aérosols, Qualité de l’air, mesure par télédétection et in-situ.
  • Fiche complète en PDF : Fiche complète en PDF

D’après nos connaissances actuelles, les particules dans l’air constituent l’un des principaux polluants atmosphériques. En France, la mesure de la qualité de l’air, comme la concentration massique des aérosols fins (PM2.5) et grossiers (PM10), est assurée par différentes associations (AASQA) localisées le plus généralement dans les grandes agglomérations. Malgré l’importance de ce dispositif, certaines populations, vivant dans des zones reculées, n’ont pas accès à l’information sur la qualité de l’air dans leurs régions. Les mesures par télédétection, depuis le sol ou depuis les satellites, permettent l’observation des aérosols à l’échelle globale mais sont limitées par l’utilisation de méthodes de calculs permettant de restituer les propriétés physiques (PM) des aérosols à partir de mesures optiques.

Le Laboratoire d’Optique Atmosphérique (LOA) possède une plateforme instrumentale importante, comprenant un néphélomètre (mesure du coefficient de diffusion des aérosols au sol), des photomètres solaires (mesure de l’épaisseur optique des aérosols AOD intégrée sur la colonne atmosphérique) et différents types de lidars (mesure du profil vertical du coefficient de diffusion des aérosols). Au cours de stage, l’étudiant utilisera la base de données du LOA afin d’étudier les possibilités de mesurer la qualité de l’air à partir de mesures par télédétection en analysant la relation entre l’épaisseur optique et la concentration massique des aérosols en surface. L’influence et la probabilité de présence d’un panache de particules dans les hautes couches (cendres volcaniques par exemple) qui n’influence pas la concentration en surface des aérosols mais participe à de fortes valeurs d’AOD seront étudiées. De même, les observations à différentes humidités relatives du néphélomètre permettront de déterminer l’impact de l’hygroscopicité des aérosols sur la relation AOD/PM2.5.